Une entreprise française commande du matériel à un fournisseur chinois pour 100 000 dollars, avec un règlement prévu dans deux mois. Entre la commande et le paiement, le taux EUR/USD peut évoluer de plusieurs pourcents, sans que l'entreprise n'ait rien décidé. Ce coût, ou ce gain, échappe totalement à sa maîtrise. C'est précisément ce que la couverture de change permet d'éviter.
Qu'est-ce qu'une couverture de change
La couverture de change consiste à fixer aujourd'hui le taux de change qui sera appliqué à une opération future en devise, un règlement fournisseur ou un encaissement client par exemple. Plutôt que de subir le taux du jour au moment du paiement, l'entreprise connaît à l'avance, dès la mise en place de la couverture, le montant exact qu'elle paiera ou recevra.
L'objectif n'est pas de spéculer sur l'évolution des devises, mais de sécuriser une marge, un budget ou une trésorerie déjà engagés dans une opération commerciale.
Un exemple concret
Une entreprise doit régler 100 000 USD dans deux mois. Au moment de la commande, le taux EUR/USD est à 1,10, soit un coût prévu de 90 909 euros. Si le taux tombe à 1,05 au moment du paiement, sans couverture, le coût réel grimpe à 95 238 euros, une perte de plus de 4 300 euros sur cette seule opération. Avec une couverture mise en place dès la commande, le taux de 1,10 reste garanti, quel que soit le taux du marché au moment du paiement.
Qui est concerné
La couverture de change concerne toute entreprise réalisant des paiements ou des encaissements en devise étrangère : importateurs, exportateurs, e-commerçants avec des fournisseurs à l'étranger, agences de voyage réglant des prestataires internationaux, ou entreprises de services facturant des clients hors zone euro. Elle n'est pas réservée aux grands groupes, de nombreuses PME l'utilisent pour sécuriser un budget ou une marge sur une opération ponctuelle.
Les principaux instruments, sans le jargon
Le contrat à terme permet de fixer un taux pour une date et un montant connus à l'avance, c'est l'instrument le plus utilisé par les PME. L'option de change offre plus de flexibilité, en donnant le droit, mais pas l'obligation, d'utiliser un taux fixé à l'avance, moyennant une prime. D'autres solutions plus flexibles existent pour les entreprises souhaitant conserver une part de participation aux évolutions favorables du marché.
Les erreurs à éviter
Attendre le bon moment pour se couvrir est l'erreur la plus fréquente : les devises évoluent de manière imprévisible, et l'objectif n'est pas de deviner le marché mais de réduire l'incertitude. Ne couvrir qu'une part trop faible de son exposition est une autre erreur classique, qui laisse une part de risque importante non maîtrisée.
Comment OSolto vous accompagne
OSolto donne accès à des solutions de couverture de change à des conditions compétitives, proches des conditions de marché. Un interlocuteur dédié analyse vos flux en devises, vos échéances et votre niveau de risque acceptable pour définir une stratégie adaptée à votre activité, qu'il s'agisse d'une opération ponctuelle ou d'une politique de couverture régulière.
Vous avez des paiements ou des encaissements en devise à venir ? Échangez avec un expert OSolto pour évaluer votre exposition au risque de change.
Prendre rendez-vous avec un expert OSolto
FAQ : couverture de change pour les PME
Une couverture de change permet-elle de gagner de l'argent sur les devises ? Non, son objectif est de réduire l'incertitude et de sécuriser une marge ou un budget, pas de réaliser un gain sur l'évolution du marché.
Faut-il couvrir 100 % de son exposition au risque de change ? Pas nécessairement. Le niveau de couverture dépend de la visibilité sur les flux futurs et de la capacité de l'entreprise à absorber une variation défavorable.
Une PME peut-elle mettre en place une couverture de change pour une opération unique ? Oui, la couverture de change n'est pas réservée à une politique globale, elle peut s'appliquer à une seule opération, comme un règlement fournisseur ponctuel.



